RENFORCER LA
CAPACITE DU
GOUVERNEMENT DANS LA GESTION DES RISQUES ET CATASTROPHES
Programme financé par l’USAID
(Agence américaine pour le développement) et le PNUD (Programme des Nations
Unies pour le Développement), le projet MAG/00/05 intitulé «Gestion
des Risques et des Catastrophes » a pour objectif de renforcer la
capacité du gouvernement malgache dans la gestion des risques et des
catastrophes. Le projet s’étend sur 18 mois c’est-à-dire qu’il a commencé
l’année dernière et prendra fin au mois de décembre prochain. A quelques
semaines de son achèvement, force est de se demander sur l’état
d’avancement des activités du programme. STRATEGIE NATIONALE
Parmi les activités planifiées dans ce programme, on retiendra l’élaboration d’une stratégie nationale de la gestion des risques et catastrophes. Elle représente une étape décisive dans l’identification et la gestion des risques et aléas à Madagascar. Cet exercice a révélé l’inexistence d’une politique bien définie pour la gestion des catastrophes dans la Grande Ile. Elle a aussi incité le gouvernement à reconnaître qu’il est possible d’atténuer les impacts des catastrophes naturelles sur l’économie, l’environnement et les communautés. Et ce grâce à une planification et à un développement des compétences et des investissements réfléchis dans le domaine de la prévention, de la mitigation et de la préparation. Cette stratégie a permis à Madagascar d’avoir une politique permanente pour la construction d’une capacité institutionnalisée traitant la gestion des risques et des catastrophes. De ce fait, la Grande Ile dispose d’un plan stratégique révélant les priorités du pays pour la gestion des risques et des catastrophes et les dispositifs nécessaires pour la mise en œuvre de celui-ci. En outre, elle contribuera à la réduction des risques et de la vulnérabilité du pays par une meilleure gestion de l’environnement ainsi que par la réduction de la pauvreté. Cette stratégie repose sur 7 axes fondamentaux : une déclaration de principes de politique pour guider les interventions futures, une structure institutionnelle compétente et efficace, des mécanismes financiers durables aptes à débloquer des fonds rapidement, un développement des compétences dans le domaine de la gestion des risques à tous les niveaux, un système cohérent en matière d’informations, d’alerte et de communication, la réduction des risques et de la vulnérabilité par des instruments et des programmes macro-économiques et enfin de catalyser l’état actuel des connaissances à Madagascar par les liens actifs entre les activités de l’Océan Indien avec celles internationales dans ce secteur. STRUCTURES
Malgré
les quelques mois de crise dans le pays, le
programme a quand même pu avancer. Madagascar va disposer d’une législation
nationale de gestions des risques et des catastrophes. Cette loi comprendra des
articles sur l’organisation la gestion des risques et de catastrophes. Elle va
aussi définir la nouvelle structure institutionnelle
pour la gestion de risques et de catastrophes qui est composée du
Conseil National pour la gestion des risques et des catastrophes réunissant
les différents représentants ministériels, du Bureau National pour la gestion des risques et de
catastrophes appelé à appuyer le conseil
par la coordination des programmes et activités de préparation et
de prévention ainsi que la réaction et la reconstruction, et enfin les
cellules de crise qui sont les organes exécutifs
du conseil national. Il faudra ajouter
à ces deux principales activités le recrutement des Volontaires des
Nations Unies affectés dans les zones dites à hauts risques de
Madagascar, la dotation de matériels pour chaque région avec établissement du
système de communication, la conception de divers documents, l’organisation
d’ateliers et de formations dans
les provinces, la dotation de matériels du Conseil National de Secours, l’établissement
d’un centre de documentation et d’information et le développement du système
de communication.
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