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Contexte et Objectif de l’approche HIMO

De nos jours, un nombre croissant de planificateurs et de décideurs économiques s’intéressent aux techniques basées sur l’utilisation optimale des ressources locales, notamment en raison des impératifs des politiques d’ajustement structurel. Madagascar fait partie des pays qui, en collaboration avec le BIT, ont pu tester ces techniques depuis la deuxième moitié des années 1980, avec le dessein de maximiser l’emploi et la distribution des revenus dans les zones rurales.

Les projets pilotes HIMO du BIT, n’ont pas pour seul objectif de vérifier que, pour certains travaux, l’approche à "Haute Intensité de Main d’œuvre" (HIMO) peut générer davantage d’emplois et de revenus que les techniques à plus forte utilisation d’équipement, mais ils ont aussi pour ambition de démontrer que les technologies basées sur les ressources locales sont, d’une part, efficientes sur les plans technique et économique et, d’autre part, augmentent les chances d’autonomie du projet. En effet, les capacités institutionnelles (techniques et administratives) et productives au niveau local en seront d’autant renforcés, le marché intérieur en sera élargi tandis que le pouvoir d’achat en sera augmenté et les besoins de base des populations concernées mieux satisfaits. L’approche "HIMO" vise ainsi à constituer l’un des piliers d’une stratégie alternative de développement, plus largement autocentrée et plus facilement reproductible à terme.

Reconnaissant ces avantages, d’autres bailleurs de fonds de Madagascar ont également aidé différents ministères à mettre en œuvre des projets routiers qui utilisent à des degrés divers les techniques HIMO. Ceci nous permet maintenant, à partir des données accumulées au cours des dernières années, de comparer ces projets routiers HIMO aux projets routiers utilisant les techniques classiques qui utilisent les techniques HIEQ.

Il est rappelé que les normes de travail les plus pertinentes pour le secteur de la construction et des infrastructures concernent: les clauses du travail dans les contrats publics; le salaire minimum; l’âge minimum; la non-discrimination (action positive favorisant les femmes); l’assurance des ouvriers contre les accidents du travail; la sécurité et l’hygiène; et les conditions de travail pour la main-d'œuvre journalière.

Tirer les enseignements de ces projets de démonstration pour passer à l’application croissante d’une politique d’investissement basée sur la main-d’œuvre et les ressources locales exige que cette approche soit reconnue comme une véritable option de politique économique, dont les avantages peuvent être démontrés, notamment en termes d’impact économique direct ou indirect sur l’emploi, le revenu, la consommation, les investissements, les taxes, le commerce extérieur, le marché intérieur

Pour plus de détails voir Etude Olivier-Bynens.


Pour plus d'information, prière de contacter le projet
Téléfax: (261 20) 44 494 96 E-mail: himorout@dts.mg
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